05 mars 2018

DOUKIPUDONKTAN, se demanda Gabriel excédé.  Raymond Queneau -  Zazie dans le métro (1959)
Posté par sebarjo à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

04 mars 2018

Un violent orage d’arrière-saison s’abat à l’instant sur la Porte de Saint-Cloud. Le tonnerre ébranle, des éclairs zèbrent l’habituelle grisaille parisienne de novembre. Enfin, une volée de gros grêlons vient gifler la façade.  Denis Grozdanovitch -  Petit traité de désinvolture (2002)
03 mars 2018

La chaleur du soleil semblait fendre la terre. Pas un souffle de vent ne faisait frémir les oliviers. Tout était immobile.  Laurent Gaudé -  Le soleil des Scorta (2004)
Posté par sebarjo à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
02 mars 2018

Je ne sais pas trop par où commencer.  Philippe Claudel -  Les âmes grises (2003)
Posté par sebarjo à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
01 mars 2018

Ça a débuté comme ça.  Céline -  Voyage au bout de la nuit (1932)
28 février 2018

Je connais bien le ciel. Je m'y suis habitué. Toutes ses nuances terre d'ombre, tilleul, chair ou safran, je connais. Dans mon fauteuil, sur la terrasse, je l'examine. Il est midi. Le ciel est blanc. J'ai tout mon temps.  Jean Echenoz -  Nous trois (1992)
Posté par sebarjo à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

27 février 2018

J’avais fait remplir un flacon d’acide chlorhydrique, et je le gardais sur moi en permanence, avec l’idée de le jeter un jour à la gueule de quelqu’un.  Jean-Philippe Toussaint -  Faire l'amour (2002)
Posté par sebarjo à 08:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
26 février 2018

Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ?  Denis Diderot -  Jacques le fataliste (1778)
Posté par sebarjo à 08:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
25 février 2018

Cela m’a pris vers six heures. Une onde de désespoir comme je n’en avais jamais connue qui m’a submergé, cerné le cœur, fouillé les tripes, meurtri la gorge et empli les yeux de larmes. Quelque chose d’atroce, d’avoir été trop longtemps contenu, qui m’a laissé, brisé, sur le lit dur et étroit de ma cellule, déjà la proie des ombres crépusculaires.  Léo Malet -  Le soleil n’est pas pour nous (1949)
Posté par sebarjo à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
24 février 2018

Hector avait une tête de héros. On le sentait prêt à passer à l’acte, à braver tous les dangers de notre grosse humanité, à embraser les foules féminines, à organiser des vacances en famille, à discuter dans les ascenseurs avec des voisins, et, en cas de grande forme, à comprendre un film de David Lynch.  David Foenkinos -  Le potentiel érotique de ma femme (2004)